Nous choisissons toujours : la responsabilité personnelle comme fondement du leadership
Il y a des moments dans la vie d’un dirigeant où tout semble hors de contrôle.
Un employé quitte l’organisation.
Un client annule un contrat stratégique.
Une décision importante ne donne pas les résultats attendus.
Le contexte économique se resserre.
La pression monte.
Et une pensée surgit :
« Je n’ai pas le choix. »
Pourtant, cette affirmation est rarement exacte.
Nous ne choisissons pas tout ce qui nous arrive. Mais nous choisissons toujours la manière dont nous y répondons. Et cette distinction change profondément la qualité de notre leadership.
La découverte de William James : le pouvoir de l’attitude
Le psychologue et philosophe américain William James (1842–1910), souvent considéré comme le père de la psychologie américaine, écrivait :
« La plus grande découverte de ma génération est qu’un être humain peut transformer sa vie en changeant son attitude. »
Cette idée est centrale. Elle affirme que si nous ne contrôlons pas toujours les circonstances, nous possédons un pouvoir réel sur notre posture intérieure.
Notre interprétation des événements influence nos émotions, nos décisions et, ultimement, notre trajectoire.
Entre ce qui nous arrive et ce que nous devenons, il y a notre attitude.
L’espace entre le stimulus et la réaction
Deux dirigeants vivent la même situation : la perte d’un contrat important.
Le premier se replie, cherche des responsables, s’irrite.
Le second analyse, apprend, ajuste.
Même événement.
Deux avenirs différents.
La différence ne réside pas dans la circonstance. Elle réside dans le choix de la réaction.
La psychologie moderne confirme que notre réponse émotionnelle est largement influencée par la signification que nous attribuons aux événements. Et cette signification peut être choisie.
C’est là que commence la responsabilité.
L’illusion du « je n’ai pas le choix »
Lorsque nous disons ne pas avoir le choix, cela signifie souvent :
- Je n’aime pas les conséquences possibles.
- J’ai peur d’assumer une décision.
- J’ai peur de déplaire.
- J’ai peur de perdre.
Mais un choix demeure.
Choisir de confronter ou d’éviter.
Choisir de déléguer ou de tout porter.
Choisir d’apprendre ou de blâmer.
Choisir de se victimiser ou de grandir.
La responsabilité personnelle n’est pas confortable. Elle demande du courage. Mais elle est le fondement d’un leadership assumé.
Responsabilité ne veut pas dire culpabilité
Prendre la responsabilité de ce qui nous arrive ne signifie pas que nous sommes fautifs de tout. Cela signifie que nous acceptons d’exercer notre pouvoir là où il existe.
Dans un contexte organisationnel, cela se traduit par des questions essentielles :
- Quelle est ma part d’influence dans cette situation ?
- Qu’aurais-je pu clarifier davantage ?
- Quelle conversation dois-je avoir ?
- Quelle décision suis-je en train d’éviter ?
Tant que nous nous percevons comme victimes des circonstances, nous restons dans une posture réactive. Dès que nous assumons notre part de responsabilité, nous redevenons acteurs.
Les habitudes façonnent le caractère
William James exprimait également cette idée de manière très concrète :
« Semez une action, récoltez une habitude ; semez une habitude, récoltez un caractère ; semez un caractère, récoltez un destin. »
Chaque réaction répétée devient une habitude.
Chaque habitude façonne notre caractère.
Et notre caractère influence notre destinée.
Un leader qui choisit systématiquement l’irritation, l’évitement ou le blâme construit une identité cohérente avec ces réactions.
Un leader qui choisit le calme, la clarté et l’engagement construit une tout autre trajectoire.
Le leadership n’est pas une compétence isolée. C’est l’accumulation quotidienne de micro-choix.
Un exemple concret
Un employé livre un projet en retard.
Réaction automatique : reproche, jugement global, frustration.
Réaction choisie : analyse des causes, clarification des attentes, amélioration du processus.
Dans le premier cas, la culture organisationnelle se fragilise.
Dans le second, elle se renforce.
Ce n’est pas l’événement qui définit la culture.
C’est la réaction du leader.
Le marqueur d’un leadership mature
Un leader mature comprend qu’il ne contrôle pas les marchés, les imprévus ou les décisions des autres. Mais il contrôle son attitude, son énergie et ses décisions.
Cette maîtrise intérieure crée :
- davantage de crédibilité,
- plus de stabilité émotionnelle,
- une confiance accrue au sein de l’équipe.
Comme le rappelait William James :
« Agissez comme si ce que vous faites faisait une différence. C’est le cas. »
Nos réactions influencent nos équipes.
Nos décisions façonnent notre culture.
Notre posture transforme nos résultats.
Conclusion
Nous ne choisissons pas les crises.
Nous ne choisissons pas les erreurs des autres.
Nous ne choisissons pas tous les imprévus.
Mais nous choisissons toujours notre réaction.
Et dans ces réactions répétées se construit notre identité de leader.
La véritable question n’est donc pas :
« Ai-je le choix ? »
Elle est plutôt :
« Quel leader suis-je en train de devenir à travers mes choix ? »
Et maintenant ?
Lire sur la responsabilité personnelle est une chose.
L’incarner dans son leadership en est une autre.
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Parce que le leadership ne se subit pas.
Il se choisit.
Et il se développe.
